3 questions à Yvonne Debaumarché, réalisatrice …

Si je te dis : POP CULTURE, tu penses ?

Un peu facile mais … Warhol et sa prophétie si contemporaine du quart d’heure de célébrité pour tous. On y est ! Quand bien même tu ne réaliserais rien de concret si ce n’est des selfies sur Instagram pour vendre un pot de crème… 

En tant que réalisatrice de docus, le fait que tout le monde se filme, et se mette en scène virtuellement, que l’image de soi ait à ce point envahi notre quotidien. me force à réfléchir totalement différemment le cinéma du réel. 

La Pop Culture, aujourd’hui, c’est Instagram.  

D’ailleurs sur mon compte insta, je fais une story d’auto-fiction en non stop. Je questionne ça . La mise en scène de soi, c’est devenu pop !

Si je te dis : Artiste(s) femme(s), tu me réponds ?

Niki de Saint-Phalle, avec son fusil, sa peinture, ses Nanas, et son jardin des Tarots. La vitalité de sa création au-delà du souci de l’esthétique, et sa saine colère, son magnétisme. C’est une femme (res)source. 

Agnès Varda, pour la liberté et la créativité  sans borne même avec trois bouts de ficelles, à un moment où il y avait très peu de femmes réalisatrice. Elle a l’œil toujours dirigé vers la Lumière d’une Joie possible. 

Et puis Virginia Woolf et Anaïs Nin en littérature. Mais il y en a tant. Disons que ce sont mes « bases ». Celles auxquelles je reviens invariablement.

Avec quel.le(s) autre(s) artiste(s) souhaiterais-tu travailler un jour ?

Moi je fais du documentaire et donc je travaille avec le réel, et des inconnus. Je peux avoir des envies de collaborations avec des musiciens pour la bande son, par exemple, mais je ne rêve pas de bosser avec quelqu’un en particulier. Je crois aux rencontres, aux synchronicités, plus qu’au name dropping qui a peu de sens au fond. Créer à plusieurs, c’est comme faire l’amour : c’est une alchimie. Tu peux fantasmer de créer avec untel et en fait ça va pas du tout matcher créativement et vous allez vous décevoir.  Donc bon …